poissons

Anatomie et biologie des poissons

Définition: vertébré aquatique pourvu de branchies et de nageoires dont il existe plus de vingt mille espèces. Ensemble des classes de l’embranchement des vertébrés.

anatomieLes poissons sont des animaux à sang froid. Leur appétit dépend assez étroitement de la température de l’eau et augmente avec elle jusqu’à un certain point. A 18 degrés l’appétit des truites atteint un maximum, leur ration à ce moment peut représenter 10 % de leur poids, leur croissance est alors remarquable. Dans la nature, les poissons trouvent toujours dans leur nourriture les vitamines dont ils ont besoin.
Comme chez les mammifères, on observe des espèces dont la vue est excellente et d’autres qui sont pratiquement aveugles. Quand même on aurait établi que l’œil de l’anguille est très déficient et qu’elle voit fort mal, on n’aurait pas le droit, pour autant, de contester que la truite soit capable de discerner les infimes détails de structure ou de couleur qui différencient une mouche sèche d’une autre. La vision des couleurs par les poissons est maintenant un fait bien établi. Les travaux de laboratoire ont confirmé que certains poissons, en tout cas, sont particulièrement sensibles aux radiations rouges ou orangées. Dans la lumière atténuée, la vision des couleurs diminue rapidement et en expérience les poissons ne discernent plus le rouge, par exemple, des diverses teintes de gris. On sait que la pénétration des diverses radiations dans l’eau est très différente. Le rouge est absorbé le premier, c’est le violet qui pénètre le plus profondément. Cette pénétration des rayons varie considérable- ment, elle est très faible dans les eaux troubles ou chargées d’un abondant plancton. On sait que les rayons lumineux obliques sont réfractés au passage de l’air dans l’eau, et que les objets immergés ne sont pas exactement où on les voit de la rive, mais plus près qu’il ne semble et plus aplatis qu’en réalité.

Encore des sensations dont nous schema_poisson_squelettene pouvons pas plus imaginer la nature que celles fournies par la ligne latérale. Le système de la ligne latérale est une spécialité des poissons. Seules, parmi les vertébrés, les larves de batraciens le possèdent aussi. C’est un appareil d’animal aquatique. Il s’agit d’un système de canaux, dont le plus évident est celui qui court le long des flancs et qui s’ouvre par une série de pores creusés dans les écailles. C’est la rangée de ces orifices qui constitue de chaque côté du corps, la ligne latérale. Le canal latéral se prolonge dans la tête par un petit nombre de canaux, en particulier le long des mâchoires et au-dessus des yeux. On peut facilement observer à la loupe les pores correspondant à ces canaux céphaliques. Tout le long des canaux, des cellules sensibles sont groupées en bourgeons sensoriels. Elles sont innervées par des rameaux du nerf latéral et, pour celles de la tête, du nerf facial. La ligne latérale renseigne les centres nerveux sur la position du corps dans le milieu et par rapport aux obstacles situés à une certaine distance. C’est aussi grâce surtout à ce système que le poisson ressent les mouvements de l’eau, les courants, les vaguelettes, les ébranlements. C’est en quelque sorte un sens intermédiaire entre le toucher et l’ouïe; on l’a comparé à un toucher à distance.

Contrairement à ce qu’on prétend encore souvent, les poissons, comme nous, sont doués de l’odorat et du gout. les poissons peuvent sentir les parfums solubles dans l’eau, mais nous sommes mal renseignés sur leurs capacités dans ce domaine. Elles varient certainement beaucoup selon les espèces. Les prédateurs chassant à l’odorat, possède de longues narines, dont le premier orifice est près de la pointe du museau et le second proche de l’œil. Notons que les poissons ont des fosses nasales closes, sans communication avec la bouche. Quant au goût, il est chez nous localisé dans la bouche et surtout sur la langue. Rien de tel chez les poissons qui ont des bourgeons du goût sur les lèvres, sur les barbillons, autour de la bouche, sur la. tête et même, pour certains d’entre eux qui ont la peau nue, jusque près de la queue. Nous ne pouvons goûter un aliment qu’en l’amenant à, la bouche, les poissons goûtent à distance. La raison en est simple : les poissons baignent dans un liquide où les substances sapides peuvent diffuser et les particules émanant d’une matière en dissolution peuvent atteindre à une certaine distance les bourgeons sensoriels de l’animal. Les sensations gustatives peuvent donc venir des alentours.
a1La vessie natatoire des poissons est un stabilisateur hydrostatique, comparable au ballon qu’un aéronaute gonfle pour une ascension et dégonfle pour redescendre. Chez les physoclistes, la vessie est close et le gaz qui la remplit est sécrété par une glande spéciale, la glande gazeuse. Quand l’air de la vessie est en excès, il peut être résorbé par un autre organe, l’ovale, où cet air se dissout dans le sang. Glande gazeuse et ovale sont faciles à observer chez la perche, par exemple.L’appareil de Weber est constitué par une chaîne de petits os, par laquelle la vessie communique avec l’oreille interne. L’analogie entre ces osselets et ceux de notre oreille moyenne est frappante et malgré leur origine toute différente, on leur a donné les mêmes noms. Les cyprinidés, les siluridés, qui possèdent cet appareil ont l’ouïe particulièrement fine. Peut- être la vessie fonctionne-t-elle comme organe de résonance? En tout cas, par ce dispositif, la vessie transmet à l’oreille les variations de pression.

a510-LES NAGEOIRES: servent à donner l’impulsion, à guider, à freiner les déplacement. les nageoires peuvent être paires (deux du même type) ou impaires (nageoire unique). Les nageoires sont des replis de la membrane qui sont soutenus par des rayons durs ou mous.
-LES NARINES: elles ne servent pas à respirer, mais font office d’organes olfactifes.
-LES BRANCHIES: elles servent au poisson à respirer, en captant l’oxygène dissous dans l’eau.
-LES BARBILLONS: présent chez certaines espèces ( le silure comme carnassier), ils ont pour fonction le détection tactile.
-LA LIGNE LATÉRALE: Organe Sensoriel qui se trouve le long des flancs des Poissons. Les Cellules qui la composent sont sensibles aux variations de pression du Milieu aquatique. Série de Pores sur les flancs d’un Poisson lui permettant de percevoir les vibrations dans l’eau. Elle est Linéaire ou brisée.

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